Se syndiquer est un engagement à long terme car une carrière dure plusieurs décennies

Le témoignage de Christine

  • Salariée d’un petit cabinet d’avocats à la cour de cassation et du conseil d’état. 2 associés et 3 salariés.
  • Adhérente Cfdt-Snpj depuis 2013
  • Accueillie rapidement aux commissions exécutives du Snpj

L’histoire de mon adhésion

J’ai vécu une période difficile en 2011 dans le petit cabinet où je travaille depuis 26 ans aujourd’hui. Des changements d’équipes ont généré des décisions qui m’ont semblées très injustes à l’égard de mes collègues. J’ai donc décidé de m’engager au service des salariés ».

Mon action syndicale et mon employeur

Le fait de me syndiquer n’a pas eu d’impact négatif dans la relation avec mon employeur ; au contraire, avec le temps, la communication au sein du cabinet s’est beaucoup améliorée. C’est important dans le contexte où je côtoie quotidiennement mes employeurs : 2 avocats associés.

A la Snpj

Mon engagement syndical à la Cfdt-Snpj est, je crois, assez connu des salariés des autres cabinets de la cour de cassation… Nous sommes majoritairement des femmes salariées dans le secteur des cabinets d’avocat. Les gens m’appellent pour me demander conseil lors de problèmes de burn out, harcèlement et autres troubles au travail ou aux conditions de travail. Il est aussi question du salaire et ce que prévoit la convention collective.

Ce que le syndicat m’apporte

Une force ! Je suis dans un collectif, actrice de mon avenir et de celui des autres.

Pourquoi la Cfdt ?

C’était une évidence pour moi, compte tenu des positionnements historiques de la Cfdt :

  • son attachement au dialogue dans le but de faire avancer les acquis sociaux.
  • c’était historiquement chrétien
  • ma mère était à la Cfdt

Ainsi, de l’extérieur, je connaissais le sens du service de la Cfdt. Et je l’ai retrouvé en adhérant !

N’attendez pas d’avoir un accident de voiture pour prendre une assurance.

Le témoignage de Nathalie

Je suis entrée au syndicat, au départ, réellement « par hasard ».

Il est vrai que je connaissais à l’époque de réels soucis avec mon employeur : des soucis de communication, direction, gestion, entente… Et plus particulièrement avec notre Directeur administratif et financier. Il venait d’être embauché tant pour remettre les comptes à l’équilibre, que pour procéder à des coupes sèches dans les emplois. Les suppressions de postes visées concernaient les fonctions à « gros salaires ».

De conflits ouverts en vrais débats houleux, nous avons sollicité l’ouverture d’élections professionnelles, avec le concours de 2 collègues.

Nous souhaitions ardemment être soutenues par un syndicat.

Nous avons sollicité la CGT en tout premier lieu mais l’interlocuteur ne nous a pas très bien accueilli au téléphone. La personne a vite écourté la conversation en nous poussant à adhérer à son syndicat. Nous avons regretté qu’elle ne prenne pas le temps d’écouter les raisons qui nous poussaient à venir vers eux.

Nous nous sommes donc tournées vers la CFDT, et plus particulièrement vers le SNPJ, et sommes tombées sur la secrétaire générale de l’époque, Colette PERIN.

Colette nous a accueillies avec énormément de bienveillance, empathie et compréhension. Elle a tout de suite décelé que nous étions dans une situation plus que difficile et inconfortable. Elle n’a pas hésité à nous présenter sur la liste CFDT.

Dans notre entreprise, le premier tour des élections professionnelles a été particulièrement humiliant pour nous. En effet, le Directeur administratif et financier avait fait son travail de dénigrement auprès des salariés. Peu d’employés ont osé voter pour nous.

Nous avons toutes les 3 été élues déléguées du Personnel au second tour, tant dans le collège cadres que dans le collège employés. J’ai ensuite été nommée déléguée syndicale.

J’exerce ces 2 mandats depuis bientôt 8 ans et les rapports n’ont pas toujours été faciles dans l’entreprise.

Les 4 premières années ont été particulièrement houleuses :

  • Nos employeurs ont passé leur temps et leur énergie à nous dénigrer et nous humilier, mais également à rejeter la Cfdt ;
  • Les réunions se passaient systématiquement dans un climat délétère, de rejet et de conflit ;
  • Chose totalement inédite, un grand nombre de salariés, sous la houlette de la direction, avait sollicité auprès de notre syndicat, notre révocation du syndicat, et ce par le biais d’une pétition ;
  • Nous avons clairement ressenti une volonté de nous mettre à l’écart depuis notre élection.

Toutefois, je ne regrette en aucun cas de m’être affiliée au syndicat SNPJ-CFDT.

En effet, j’y ai trouvé une réelle écoute, de la solidarité et un sincère besoin de nous redonner le moral quand celui-ci flanchait (et cela est arrivé souvent !), mais également une profonde nécessité et envie d’être à mes côtés et de me défendre, notamment lorsqu’ils ont reçu la pétition demandant notre révocation du syndicat.

La CFDT, et particulièrement le SNPJ, c’est un vrai engagement de soutien, d’écoute, de bienveillance et d’aide dans notre quotidien professionnel. Le quotidien du travail n’est pas toujours facile, ni drôle. Le moral et la bonne humeur sont continuellement mis à rude épreuve et le SNPJ a été pour moi une vraie bouffée d’oxygène.

Aujourd’hui, mes rapports avec mes employeurs se sont apaisés.

Ils se sont teintés d’une certaine courtoisie, même s’il reste encore et malgré tout un fond de déloyauté. Malheureusement, les représentants du personnel syndiqués y sont exposés.

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Se syndiquer au Snpj est un acte de prévention des risques de carrière : harcèlement au travail, accidents du travail, salaire et négociations salariales, licenciement ou négociation d’une rupture conventionnelle, respect de la convention collective.

L’adhésion syndicale à la Cfdt-Snpj protège de ces risques de carrière pour un engagement constructif : viser l’épanouissement au travail dans les professions judiciaires. C’est un exemple de progrès social.